Racisme
En fait je me demande si je n’ai pas vécu une sorte de racisme inversé. C’est-à-dire que l’on a une opinion favorable à votre égard du fait d’une appartenance, réelle ou non, à un groupe de gens.
Quand j’étais à San Francisco, il y avait cette sorte d’opinion favorable, « Ohhh Frenchhh, great… ». Cela me faisait bizarre que l’on me colle cela, puisque personne ne me connaissait, cela ne tenait sur rien qui avait affaire à moi. J’aurais d’ailleurs pu être quelqu’un de mauvais. Je ne dis pas que sur le moment cela ne pouvait pas susciter en moi une sensation agréable, mais avec ce côté qui sonnait faux.
Je me demande comment cela serait si c’était moi qui vivait le racisme. Ici en France en tant que blanc je n’ai pas à le subir. Etant de moins en moins jeune j’ai de moins en moins la sensation de vivre celui-ci. En fait je me demande ce que serait un monde totalement multiculturel pour voir si cela me poserait un problème qu’il y ait autour de moi, de toutes les couleurs, origines etc…
En pratique mon corps me renvois que cela ne me pose pas de problème. Par contre si je perçois qu’un groupe de personne d’une même appartenance m’exclu parce que je n’en fait pas parti alors la sensation est vraiment douloureuse. C’est cela qui est vraiment injuste et c’est vraiment très désagréable de me trouver de l’autre coté.
C’est ce que doivent subir nombre de personnes sur cette planète.
D’autre part je me demande souvent comment cela fait de vivre en détestant tous le monde. Cela ne doit pas être agréable d’avoir tout cela à l’intérieur de soi, dans son corps. Habiter un lieu plein de choses détestées.
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